cathedrale

L'ORIGINE DU CULTE DE NOTRE DAME DE LA MISÈRICORDE

Le 18 mars 1536, la vierge Marie apparut à un vieux paysan, Tonio Botta, près de Savone et lui dit : « N’aie pas peur ! je suis la Vierge Marie. Dit au peuple de faire pénitence en l’honneur du Christ et de sa Mère ».

Orto, un capitaine marin, ramena à Ajaccio une statuette de la Vierge en 1645. Lors d'une rixe, un ordre jaillit de la statuette et les combattant, effrayés, s'arrêtent sur le champ.

Une grande statue de Notre Dame de la Miséricorde fut alors placée à l'église des Jésuites, aujourd'hui Eglise Saint Erasme.

En 1656, une peste — comme il en éclatait souvent alors — ravagea la cité de Gêne et menaçait de toucher Ajaccio. Les habitants d'Ajaccio mirent toute leur confiance dans Notre Dame de la Miséricorde qui préserva leur ville de ce mal contagieux.

C'est à la Cathédrale, le 18 Mars 1661 que les Magnifiques Anciens prononcèrent à genoux le vœu définitif et solennel où ils acceptent la Très Sainte Vierge pour Protectrice, Patronne et Avocate d'Ajaccio, la remercient pour tous ses bienfaits, et promettent que chaque année, le doyen d'âge des Magnifiques Anciens mobilisera ses collègues pour célébrer le jour du 18 mars à la perfection.

La Chapelle de la Miséricorde, à l'intérieur de la cathédrale, fut inaugurée en 1750 mais les travaux de sculpture ne furent terminés qu'en 1752. la statue de la Madone est la reproduction exacte de celle de Savone.

Cf. https://www.ajaccio.fr/L-Origine- du-culte-de-Notre-Dame-de-la- Miséricorde a137.html

D’HIER A AUJOUD'HUI

Le culte de la Mère de Miséricorde s’inspire

. De son Fiat (Luc 1, 26-38)

. De son Magnificat (Luc 1 46-55)

. De son intervention à Cana (Jean 2, I- 11)

. De sa présence à la Croix [Jean, 19, 25-27)

. De sa présence au. Cénacle à la Pentecôte (Actes 1, 13- 14)

Découvrons aussi la plus ancienne antienne mariale datée du 3ème siècle, prière dite en Orient comme en Occident, actualisée :

« Sous ta miséricorde, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu. Accueilles nos prières quand nous crions vers toi, mais délivre-nous de tous dangers, toi Marie toujours Vierge, glorieuse et bénie. »

L’apparition présumée à Tonio Botta le 18 mars 1536 porte des accents bibliques et nous fait penser à celle de Lourdes et bien d’autres apparitions. Par le message transmis et reçu, ses fruits sont l’orientation vers le Christ et l’Eglise, son corps mystique : En Corse, c’est notre cathédrale qui rassemble les foules.

Lors des apparitions plus récentes de la Vierge Marie à Kibého au Rwanda (1981-1989), une des voyantes reçoit cette parole « Cessez de suivre deux chemins. » Ce fut l’un des messages donnés par la Vierge Marie qui se nomme « la Mère du Verbe », invitant à la conversion et à la réconciliation.

Marie, vénérée en cette cathédrale d’Ajaccio dédiée à son Assomption, nous accompagne, présente avec nous au pied de la Croix d’où Jésus élevé de terre attire tous les hommes vers la Miséricorde du Père, pour qu’ils se réconcilient avec Dieu et vivent du don promis : l’Esprit de Vérité, « le Consolateur » qui s’est associé Marie « la Consolatrice ».

Saint Jean-Paul II, en reprenant les textes du Concile Vatican II nous rappelle dans son encyclique (La Mère du Rédempteur, n° 25) que « L’Eglise ”avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu", annonçant la Croix et la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne » (cf. 1 Co 11, 26).

La Neuvaine annuelle pour le 18 mars que nous adressons à Notre Dame de la Miséricorde est une offrande d’amour qui attire en nous le don de l'Esprit Saint avec son effusion de foi et d’espérance, en vue d’aimer votre prochain comme Dieu nous aime.

Cette neuvaine ravive en nous l’appel à la sainteté de tous les baptisés par la vie de charité nourrie de la vie sacramentelle, faisant de nous des disciples missionnaires (pape François) soutenus par la « Reine des Apôtres. » (Cf.  Messes en l’honneur de la Vierge Marie, n°18)

En effet, Jésus, avant de retourner vers le Père, avait dit aux Apôtres : «Allez donc, de toutes les nations faites des disciples. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde » (cf.  Mt 28, 19. 20). (Cf. La Mère du Rédempteur, n° 26)

Avec Marie, nous apprenons à demander pardon, à renoncer au mal et à persévérer dans le bien, à vivre de l’Evangile. Elle intercède pour nous auprès de son divin Fils.  Elle fait de nous des « vivants » de la résurrection de son Fils, communiant au corps du Christ par l’eucharistie et les œuvres de Miséricorde. Son Assomption au Ciel la rapproche de nous parce que notre cœur profond habité par Dieu est visité par elle, unie à son fils.

En nous rappelant la parole de Notre Dame de Lourdes à Bernadette le 18 février 1858 : "Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ?”, pourquoi ne pas venir prier devant la statue de Notre-Dame de La Miséricorde, participer à l’Eucharistie et redécouvrir la confession, sacrement de la miséricorde en priant aux intentions du saint Père, le pape François ?